Vieux… L’angoisse ou bien la liberté.
Il se tenait sur le seuil de la porte, assis à même le sol.
Une chaleur suffocante, lui engourdissait un peu plus que d’habitude la langue et tous ses membres.
Le silence l’étouffait et sous le soleil de l’été il ingurgitait sans cesse sa salive tout en imitant la carpe.
Pas un mot, pas un gémissement, pas une syllabe ne pouvait sortir de sa bouche, et tout autour de lui, se tenait l’ombre et la pénombre.
Silence d’or sous un soleil de plomb.
Silence imposé, voulu, soutenu, approuvé.
Les passants n’osaient même pas le dévisager, son silence les effrayait.
Puis, à les écouter parler… il l’aurait presque pris pour une bête.
Le monde tout entier se tenait prêt à l’entendre leur dire, mais lui restait là apeurer sous le poids des mots.
L’univers lui semblait soudainement austère et sombre.
Plus de vie, plus d’espoir, plus d’avenir.
Il rêvait d’un monde meilleur, d’un monde libre.
Liberté, liberté lui suggérait sa tête… mais lui contraint et avili se laissait mourir dans sa prison.