Encore une fois, c'est un éblouissant Tariq Ramadan que l'on retrouve dans la petite lucarne face à des détracteurs haut-de-gamme (enfin, au moins un, Zemmour).
J'ai apprécié le fait qu'il, pour une fois, clarifie vraiment sa position sur la lapidation et le crime d'apostasie.
J'ai aussi été surpris qu'il soit interdit de séjour dans les pays musulmans radicalistes, tels que l'Arabie saoudite, l'Iran et les minis-états pétroliers qui sont propriétés, dans les faits, des grandes compagnies pétrolières. Ce qui prouve qu'au moins, il ne fait de concessions devant personne.
Eric Zemmour, souvent brillant, se retrouve ici en défaut d'argumentation, fixant le sujet sur les seuls problèmes de la Burqa et du Niqab, et sur une vision de la laïcité qui est perçue comme réductrice et liberticide. Trop peu de flexibilité dans son discours a quelque peu réduit sa portée. Même si je ne suis pas fan non plus de cette vision de la femme en France.
M. Francis Huster lui réussi à résumer mieux que quiconque la pensée d'une majorité de Français. Bien sûr, aujourd'hui beaucoup refuseraient d'aller se battre pour défendre l'indéfendable, comme l'a été la guerre d'Algérie, mais à l'époque, les jeunes soldats avaient-ils le même accès à la culture et surtout le même choix de refuser sans risquer de se faire fusiller ?
Sur ce fait, Zemmour est à coté de la plaque.
Ce débat fut de haute tenue, argumenté clairement et espérons-le sincère de part et d'autre. Mais ça... Dieu seul le sait !
Cependant, ça ne peut être que positif et entrainer des réflexions pouvant nous rapprocher les uns des autres face aux vraies "puissances du mal" que sont les tentaculaires organismes financiers, pétroliers et militaro-industriels qui polluent les esprits en montant "les peuples contre les peuples" et font que nos soldats de métiers meurent par dizaines dans un pays où on a rien à faire : l'Afghanistan.
Bravo Messieurs, c'était passionnant.