ah, là, je crois que vous êtes dans l'erreur et la confusion philosophique.
BHL est beaucoup plus subtil que ça, mais pour l'appréhender correctement, il faut avoir bien lu Hegel, et en particulier la "Phénoménologie de l'esprit"
Hegel explique clairement pourquoi l'être est le néant.
L'être est identique au néant.
Hegel est passé pour fou ou stupide en énonçant cela, comme ici BHL, mais cela signifie que l'être est en fait réduit à une seule qualité : il est.
En faisant de cette notion vide qu'est Botul un sujet de conversation, BHL hisse le néant à la dimension de l'existant.
Il en fait un être, créé par Pagès.
Il le fait accéder à l'existence.
Jean Baptiste Botul n'est pas un philosophe (négation Hégélienne), mais Jean Baptiste Botul est, forcément, puisque nous sommes en train de disserter sur lui.
Mais il n'est qu'une abstraction issue d'une espèce de néant Pagestique.
Il est ce qu'à pensé Pagès.
A partir du moment où l'on considère qu'un tel être n'est rien du tout, par définition, on l'assimile au néant.
Jean Baptiste Botul est le néant, donc il est.
De plus, l'existence de son livre sur la vie sexuelle de Kant, prouve bien qu'il existe en tant qu'auteur, ce livre étant une preuve de l'existence de Botul, comme "La vie devant soi" était une preuve de l'existence d'Emile Ajar.
Après tout, des millions de gens croient que la Bible ou le Coran sont la preuve de l'existence de Dieu, et ça ne choque que les mécréants.
Dire que Botul n'existe pas serait aussi stupide que dire que BHL n'existe pas.
Ils sont cousins dans le néant.